Hendrik Czakainski

Du 6 octobre au 25 novembre 2017 -
Galerie Wallworks //

 

5

Démence spatiale

Le monde vu de l’espace, presque dénaturé, c’est ce qui intéresse Czakainski. Un monde aux normes mouvantes, qui se modélise lorsqu’on l’observe de loin pour former des amas d’architecture qui semblent avoir été désertés par l’humanité. Les progrès de la technologie apportent avec eux des images d’une qualité incroyable, métamorphosant notre vision de la planète, de nos villes, qui ne fourmillent plus, observées de si loin, mais construisent des figures géométriques, aux allures de cités fantômes futuristes, où les hommes vivent à travers les tracés urbains. L’artiste allemand devient alors créateur de cités, imbriquant et mélangeant les textures pour donner cette impression de paysage citadin vu du ciel. Entre l’infiniment petit et le gigantesque, il nous emmène dans un univers particulier où l’on oscille entre deux visions. Celle, rationnelle, d’une œuvre d’art sculptée, aux formes organisées… et celle, vertigineuse, d’un monde que l’on contemple de haut, détaché, un monde inconnu, dystopique, où les bâtiments semblent abandonnés, tombant en ruine au fil des années. Construites à partir d’échantillons collectés par deux satellites, les sculptures abstraites de Czakainski sont un écho sombre, inquiétant, un appel au changement. Un changement habité par la mondialisation, la surpopulation, le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles. Ce chaos, provoqué par l’Homme, qu’il représente dans ses œuvres, entre destruction et beauté, lorsque l’abstrait rencontre la réalité.

Hendrik Czakainski creates cities. Abandoned, futuristic cities, inspired by the natural disasters created by mankind. Between abstraction and reality, the exhibition takes us on a vertiginous tour.

 Le saviez-vous ?

Hendrik Czakainski débute ses créations sur des petits objets, se focalisant sur la minutie et les détails, et ne voyant que ce qu’il a devant lui. Ce n’est qu’après qu’il commence à assembler ses constructions pour former un tout, et donner cette impression de distance à travers son œuvre.

Galerie Wallworks
Du 6 octobre au 25 novembre 2017
4 rue Martel, 75010 – M° Bonne Nouvelle (8/9)

Du lun. au sam. de 14h à 19h – Fermé le dim.
Entrée libre


Vous aimerez aussi…

Portrait de l'archiduc Ernest d'Autriche gravé dans une émeraude colombienne, exposition Les Routes de l'émeraude à L'École des Arts Joailliers à Paris
  • Découverte
  • Gratuit

Exposition Les Routes de l'émeraude à L'École des Arts Joailliers

L'ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS
Du 4 décembre 2026 au 13 juin 2027

L'École des Arts Joailliers suit la route de l'émeraude du 4 décembre 2026 au 13 juin 2027, de l'Antiquité aux galions espagnols. Entrée libre sur réservation, boulevard Montmartre.

Exposition Envergure(s) / Wingspan(s), Maya Hayuk, Pavillon Carré de Baudouin
  • Contemporain
  • Gratuit

Exposition Envergure(s) / Wingspan(s), Maya Hayuk, au Pavillon Carré de Baudouin

PAVILLON CARRÉ DE BAUDOUIN
Du 7 novembre 2026 au 27 février 2027

Le Pavillon Carré de Baudouin donne ses murs à l'Américaine Maya Hayuk du 7 novembre 2026 au 27 février 2027, en entrée libre. Le projet est mené avec Art Azoï, et la plupart des pièces naissent dans le lieu même.

Exposition GIRLS, Adolescence, Mode, Rébellion, au Grand Palais
  • Mode
  • Photo

Exposition GIRLS, Adolescence, Mode, Rébellion, au Grand Palais

GRAND PALAIS
Du 9 décembre 2026 au 21 mars 2027

Le Grand Palais consacre GIRLS à l'adolescence des filles, du 9 décembre 2026 au 21 mars 2027. Vêtements de couturiers, peintures, photographies et cinéma y voisinent sur le même plan, et le projet a été conçu à Anvers.

Exposition histoires d'amour, photographies dans la collection agnès b., La Fab.
  • Photo
  • Découverte

Exposition histoires d'amour, photographies dans la collection agnès b., à La Fab.

LA FAB.
Du 20 novembre 2026 au 21 mars 2027

La Fab. consacre à l'amour sa grande exposition d'hiver, du 20 novembre 2026 au 21 mars 2027, place Jean-Michel-Basquiat. Le parcours descend jusqu'aux Polaroid anonymes de Jonas Mekas et aux tirages de Raymond Cauchetier pris sur le plateau d'À bout de souffle en 1959.