Maison Européenne de la Photographie Du 30 mai au 29 juillet 2018
Du 30 mai au 29 juillet 2018 - Maison Européenne de la Photographie //
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Depuis quelques temps, la Cité de Carcassonne se pare d’étranges rayures jaunes. Ces rayons solaires partent dans tous les sens, n’offrant aux visiteurs de ce bâtiment médiéval qu’incompréhension… À moins que. En se plaçant au bon endroit, les murs de pierre se voient finalement habillés de 15 cercles concentriques, presque électriques, donnant de l’énergie à la citadelle. Signée Felice Varini, cette œuvre n’est pas la seule à tromper notre perception : l’anamorphose s’invite dans l’art. À la Maison Européenne de la Photographie, c’est l’Espagnol Nicolás Combarro qui joue avec l’architecture et déforme son image à l’aide d’un système optique. À grands renforts de collages ou de peintures, l’artiste contemporain modifie l’espace, révèle des formes cachées et offre une seconde vie à des lieux abandonnés. Une sorte de reconstruction de l’espace, qu’il faut savoir observer d’un bon œil pour en saisir toute la logique. Ses photographies immortalisent ainsi ses illusions d’optique et notre déboussolement. Car notre corps est obligé de se mettre en mouvement et en réflexion, de questionner ses repères, pour comprendre le bâtiment qui, comme la vieille Cité de Carcassonne, peut avoir besoin d’un regain d’attention.
Nicolás Combarro’s pictures shows his architecture’s transformations created by an optical illusion, called anamorphosis.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Bienvenue dans la Salle des Fêtes du musée d'Orsay – 400 m² de stucs, de dorures et de plafonds peints par Pierre Fritel, métamorphosés par le magicien du numérique vivant Adrien M.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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