Musée de la Chasse et de la Nature Du 23 avril au 30 juin 2019
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EVERY STONE SHOULD CRY
Dix ans après y avoir fait sa première exposition personnelle, l’artiste Théo Mercier revient habiter les salles du musée de la Chasse et de la Nature. Interrogeant la notion de domestication de la nature par l’Homme, ce sculpteur et metteur en scène veut initier les visiteurs à une véritable chorégraphie du regard. Dans son installation, il mélange ses propres sculptures à des objets ou œuvres d’art populaire qu’il a collectés lors de ses voyages. De ce rassemblement naissent des rapprochements insolites, à la fois drôles et poétiques. Une scénographie mondialisée qui évoque pour lui une sorte « d’archéologie du futur » et offre un nouveau sens aux objets exposés. Théo Mercier nous installe quelque part entre l’étalage de magasin, le cabinet de curiosités et l’aire de jeux pour enfants ou animaux. Par une mise en scène aux couleurs et aux formes alléchantes, ce monde factice suggère pourtant une forme d’enfermement et d’étrangeté à explorer. Conçu comme un lieu clos, le parcours ressemble à un zoo domestique dans lequel le visiteur entre par une petite porte pour découvrir de nouvelles habitudes de regards sur le monde. Un déplacement s’opère pour mettre en scène les tensions qui existent entre le jeu et le contrôle, le bonheur et la terreur, l’illusion et la réalité ou encore la récompense et la punition.
Questioning the notion of domestication of nature by humans, Théo Mercier wants to introduce visitors to a real choreography of the look.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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