Il est un des plus grands photo-reporters de son temps : Steve McCurry a couvert la Guerre Iran-Irak, la guerre du Golfe, franchi la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan lors de la guerre contre l’URSS et a voyagé dans le monde entier au contact de populations directement impactées par les conflits armés. Ses clichés ont marqué l’imaginaire collectif, à l’instar de son célèbre portrait d’une jeune afghane aux yeux verts perçants. Son reportage en Afghanistan, pour lequel il remporte la Robert Capa Gold Medal en 1980, lui assure une renommée internationale et un poste à la prestigieuse agence de photographie Magnum. Pourtant, Steve McCurry ne se considère plus aujourd’hui comme un photojournaliste et préfère envisager son travail dans une approche artistique, se définissant lui-même comme un conteur d’histoires qui ne parle pas avec les mots, mais avec les images. Son dernier voyage en Afghanistan, en 2016, alors que les enlèvements de journalistes se multiplient, le conduit à remettre en question sa propre pratique de la photographie. McCurry se détache peu à peu de l’impératif de factualité qui incombe au journaliste, ce qui lui vaudra d’ailleurs un lot de critiques, pour se consacrer à sa pratique personnelle et artistique. Cette exposition revient ainsi sur l’ensemble de son œuvre et interroge la frontière poreuse entre l’art et le document photographique.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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