Nos images de l'exposition La Société des Spectacles à la Fondation Pernod Ricard
Fondation Pernod Ricard Du 13 février au 20 avril 2024
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Farah Atassi et Ulla von Brandenburg n’ont, dit-on, rien en commun. La première a développé une peinture figurative géométrique à partir d’un vocabulaire abstrait, la seconde s’est illustrée à travers la réalisation de gigantesques installations textiles en suspension, faites de toiles monumentales et enveloppantes. L’une a exposé chez Picasso, l’autre au Palais de Tokyo. Nous pourrions davantage forcer le trait en opposant la figure moderniste de Farah Atassi (la brune) face au monde onirique d’Ulla von Brandenburg (la blonde). Alors, pourquoi réunir l’œuvre de ces deux artistes que tout semble opposer ?
La Fondation Pernod Ricard ose opérer un rapprochement entre les deux plasticiennes en mettant en avant leur inclination naturelle pour la scène, leur goût commun pour la couleur pop, acidulée ou pastel, et ce même sens de la théâtralité. L’exposition va encore plus loin. Dans ce parcours labyrinthique construit par les pans de tissus colorés, les peintures de Farah Atassi apparaissent comme le décor des installations d’Ulla von Brandenburg, et les environnements de l’une comme le décor des toiles de l’autre. Le rideau s’est enfin levé, le spectacle peut commencer.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
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