L'exposition Senghor et les arts, réinventer l'universel au Quai Branly

Réservez vos billets ici

 

15

L'histoire de Léopold Sédar Senghor est celle d'un homme qui a bâti le futur.

Bâtir le futur, c'est d'abord acquérir dans le présent le savoir nécessaire. C'est ainsi qu'il traversa la Méditerranée à 22 ans pour arriver à Paris où il vivra selon ses dires "seize ans d'errance". Il en ressortira avec une agrégation de grammaire et une expérience traumatisante de la guerre. Bâtir le futur, c'est donner aux siens la possibilité de vivre sur une terre dont ils seront les souverains. C'est ainsi qu'il dédia les quinze années suivantes au pilotage du projet visant à donner l'indépendance au Sénégal. Un pays dont il deviendra ensuite le premier président en 1960. Bâtir le futur enfin, c'est donner à ce peuple désormais libre les moyens d'asseoir sa postérité. Pour ce faire, il lui faut développer son identité propre, par les lettres, par les arts. Dans son exposition "Senghor et les arts, réinventer l'universel", le musée du quai Branly nous propose de découvrir les différentes actions mises en place par l'homme d’État sénégalais pour arriver à ses fins.

On y découvre alors un homme pour qui la paix et le dialogue entre les cultures était essentiel. C'est d'ailleurs tout le sens de l'expression "réinventer l'universel" pour en former un nouveau qui naîtrait non pas de l'absorption de toutes les cultures par la dominante, mais bien de l'addition de chacune d'entre elles. Sont ainsi mis à l'honneur les artistes africains qui se sont illustrés au cours de la présidence de Senghor, mais également ceux ayant contribué au mouvement littéraire dont il fut l'une des figures de proue : la négritude.

Cependant, la question coloniale n'appartient pas véritablement au passé et reste éminemment contemporaine. L'exposition est donc surtout l'occasion d'un dialogue qui, à partir d'une riche base documentaire, nous invitera à mentionner les réussites, mais aussi les limites et les échecs de la politique culturelle menée par un homme dont on découvre également le caractère controversé. Des intervenants ont d'ailleurs été conviés par le musée pour l'occasion.

Vous trouverez donc tout ceci dans le parcours organisé par le musée du quai Branly. Un parcours riche qui comprend tableaux, photographies et sculptures, le tout accompagnés de documents d'archives et d'une lecture des poèmes de Senghor qui feront office de fond sonore, cerise sur le gâteau d'une exposition aux promesses déjà nombreuses...

Réservez vos billets ici

 


Vous aimerez aussi…

©Photo_ Tanguy Beurdeley. Courtesy Perrotin-3
  • Incontournable
  • Contemporain

Noël en édition limitée

Perrotin Store
76 rue de Turenne, 75003 et 2bis avenue Matignon, 75008

Plongez dans l’art contemporain avec le Perrotin Store : éditions, prints, objets & multiples signés par les artistes d’aujourd’hui — en ligne et à Paris.

Château d'Auvers Beaux-Arts Mag©DR
  • Incontournable
  • Classique

Van Gogh influenceur au Château d’Auvers-sur-Oise

CHÂTEAU D’AUVERS-SUR-OISE
Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027

Le Château d’Auvers-sur-Oise explore l’influence de Van Gogh, de ses sources artistiques aux artistes modernes et contemporains.

Murae_274bk
  • Découverte
  • Photo

Kazuo Kitai à la Maison de la culture du Japon à Paris

MAISON DE LA CULTURE DU JAPON À PARIS 
Du 30 avril au 25 juillet 2026

La MCJP consacre la première rétrospective française à Kazuo Kitai : 130 photographies pour saisir soixante ans de transformations du Japon.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.