Exposition Renverser ses yeux au Jeu de Paume : l'arte povera et l'image en mouvement
Jeu de Paume Du 11 octobre 2022 au 29 janvier 2023
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Regarder le monde à travers des « lentilles de contact réfléchissantes », tel était le projet de Giuseppe Penone, à qui renvoie le titre de cette exposition, à travers l’arte povera. Réconcilier l’Homme avec son environnement, donner à voir l’invisible : en opposition à l’opulence et l’abondance de la société productiviste et consumériste, ce mouvement des années 70 entend réhabiliter la place de l’Homme dans la nature. Les travaux et expérimentations visuelles des avant-gardistes italiens de l’époque sont ici mis à l’honneur, à travers des livres, des affiches, des diapositives, des photographies, illustrant le formidable décloisonnement des arts de l’époque, notamment dans le domaine de l’image et de la représentation. Les créations de cette foisonnante période se veulent plus proches des émotions qu’auparavant, avec des corps mis à nu, des matériaux plus bruts que jamais comme le charbon, le fer, l’acier. Les artistes opèrent un retour à l’essentiel, à la modestie, se répartissant des codes et quittant leurs ateliers, transformant les éléments naturels comme la pesanteur et la gravité en terrain d’expérimentation. Dans ce laboratoire d’expériences infinies, le tableau vivant se rapproche du théâtre, l’objectivité de la photographie est remise en question, l’autoportrait se veut miroir du reflet de l’artiste... Des cheminements fascinants dans leur diversité, qui font de cette déambulation une étonnante traversée au plus près des corps et au cœur des émotions.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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