Gainsbourg Toujours : hommage à Serge Gainsbourg à la Galerie Hegoa pour les 30 ans de sa disparition

Galerie Hegoa
Du 19 mai au 5 juin 2021

Alors que nos musées restent portes closes, une exposition sort du lot et nous fait du bien. Nous sommes ici à l’angle de la rue de Verneuil, où vécut Serge Gainsbourg pendant 22 ans, là où il s’est éteint il y a tout juste 30 ans. « 30 ans déjà ! » nous dit la galerie Hegoa qui loin de s’épancher sur la disparition de cette étoile nous en livre des clichés inédits et pleins de vie dans un vibrant hommage à cet illustre voisin.

« Restituer la force et la fragilité de ce personnage qui a marqué son époque ». À l’occasion des 30 ans de la mort du chanteur et compositeur sulfureux Serge Gainsbourg – né Lucien Ginsburg – la Galerie Hegoa expose des photographies retraçant la vie intime et les moments clés de la carrière de l’artiste. L’opportunité de revoir de célèbres clichés du chanteur comme la photographie de William Klein, prise en 1984, qui a servi d’illustration pour la pochette de son album « Love on the beat », ou encore celle d'« Aux armes & cætera #1 » (du nom du 14ème album de Gainsbourg enregistré en 1979 en Jamaïque) prise en juillet 1985 par Jean-Jacques Bernier, sur laquelle Gainsbourg se tient torse nu portant devant lui le drapeau français. Un écho à sa revisite polémique de l’hymne national.

 

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Des images qui retracent des moments devenus des références historiques. Ainsi, tout le monde se souvient de ce qui deviendra l’une des séquences les plus marquantes de l’histoire du petit écran : Serge Gainsbourg mettant le feu à un billet de 500 francs en direct, sur le plateau de l’émission de télévision diffusée sur TF1, « 7 sur 7 », moment immortalisé par le photographe Michel Giniès. Un épisode à l’image de l’artiste - résolument provocateur – à la forte portée politique puisque le chanteur y dénonce la fiscalité mise en place par le gouvernement du socialiste François Mitterrand. « Le racket des impôts, je vais vous dire ce que c’est. Ça, ce n’est pas une parabole, c’est du physique », énoncera Gainsbourg avant de brûler son billet de banque. Un acte étonnant, et sujet à interprétation, pour l’agitateur des plateaux qui dénonce le système fiscal de gauche - affirmant ici une position plutôt de droite – tout en n’agissant absolument pas dans la ligne conservatrice et bourgeoise de la droite de l’époque. Serge Gainsbourg était et demeure inclassable. Des séries d’images déjà présentées par la galerie lors de l’anniversaire des 25 ans de la mort du chanteur en 2016 auxquelles viennent s’ajouter des clichés inédits, plus personnels. Des photographies prises dans l’intimité du couple Serge Gainsbourg-Jane Birkin par le frère de cette dernière, Andrew, comme un cliché en noir et blanc qui capture les sourires spontanés du couple à Deauville, en 1969. Une photographie pleine de fraîcheur et de tendresse, à l’image de l’esprit joyeux et libertaire des sixties. Parmi les autres clichés du couple mythique, une photographie de Serge Gainsbourg et Jane Birkin enlacés, vêtus de tenues de soirée, mais semblant seuls au monde au milieu de leur grand appartement du 5 bis rue de Verneuil (7ème arrondissement) dans lequel on aperçoit le piano du chanteur. Un appartement qui sera le lieu de résidence de Gainsbourg pendant 22 ans dont 10 avec Jane Birkin. Leur fille Charlotte souhaitant transformer le lieu en musée, la Galerie Hegoa reverse 5% des recettes des ventes des photographies à la réalisation du projet. 

C’était il n’y a pas si longtemps et pourtant, quelle nostalgie face à des images qui semblent sorties d’un temps bien révolu. On découvrira aussi des photographies prises dans l’intimité du couple Serge Gainsbourg-Jane Birkin par le frère de Jane, Andrew, comme ce cliché en noir et blanc qui capture les sourires spontanés du couple à Deauville, en 1969. Une photographie pleine de fraîcheur et de tendresse, à l’image de l’esprit joyeux et libertaire des sixties, qui pourrait se résumer dans une phrase de l’artiste : « La vie ne vaut d’être vécue sans amour ». Tout est dit et rien n’aura jamais été aussi vrai.

Nos photos de l'exposition :

 

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Le saviez-vous ?

Serge Gainsbourg n’aspirait pas à devenir chanteur mais peintre. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il suit des cours aux Beaux-Arts et à l’Académie de Montmartre, où il aura André Lhote et Fernand Léger comme professeurs. Le futur chanteur sera très marqué par le célèbre artiste espagnol Salvador Dalí, qu’il rencontrera par le biais d’une de ses compagnes de l’époque, logée dans une des chambres du peintre des montres molles. Profondément marqué par l’artiste, il reproduira sa chambre entièrement peinte en noir, des années plus tard dans son propre appartement. En 1954, il abandonne finalement la peinture pour se consacrer à la musique et compose alors sous le pseudonyme de Julien Grix avant d’adopter le nom de Serge Gainsbourg.

En savoir plus sur l'expo

Malgré le contexte sanitaire, la galerie reste ouverte en click & collect. Vous pouvez commander vos œuvres via la boutique en ligne et venir les chercher sur place.


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