* Exposition Sergio Larrain, Londres à la Fondation Henri Cartier-Bresson

Fondation Henri Cartier-Bresson
Du 8 septembre au 1er novembre 2020

 

4

Ce que la nuit doit au jour

Londres, 1958, voyage initiatique pour Sergio Larrain. Durant l’hiver, le photographe chilien (1931-2012) se rend dans la capitale britannique grâce à une bourse du British Council pour y réaliser une série de clichés en noir et blanc. C’est à l’issue de ce long séjour de quatre mois que Sergio Larrain fait une halte à Paris où il rencontre Henri Cartier-Bresson qui lui permet de rejoindre la prestigieuse agence Magnum Photos, celle qui lui ouvrira les portes d’une renommée aujourd’hui internationale. S’attendant à trouver à Londres l’effervescence d’une capitale européenne flamboyante, le photographe est frappé par ce qui lui apparaît n’être qu’une ville déclinante, reposant sur les cendres d’un empire déchu. Se dégage alors de ses clichés une mélancolie presque palpable, manifestée par les nuances de gris, les silhouettes fantomatiques saisies au cœur de la nuit dans le brouillard épais d’un hiver qui semble interminable.

Sergio Larrain immerge le spectateur dans le vieux continent des années 1950, dans cet équilibre instable entre déclin du régime colonial et prémices des sixties. Pourtant, de cet univers sombre et volontairement morose, jaillit une force vive et lumineuse qui franchit temps et espace pour plonger le spectateur dans l’œuvre quasi-mystique d’un photographe qui aura une fois encore su capturer l’instant fugace d’une époque révolue.


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

DG-2024_2024-3-6
  • Incontournable

Le verre, au-delà de la matière au Musée Ariana

MUSÉE ARIANA
Du 24 avril 2026 au 3 janvier 2027

Au Musée Ariana, 40 ans de recherche sur le verre : Soulages, Othoniel, Pesce et les coulisses inédites d'un laboratoire qui réinvente la matière.

DSC07771®dby-photographie_Cite du Vin_GEDEON Programmes_Atelier Sylvain Roca
  • Contemporain
  • Incontournable

Cité du Vin Bordeaux : elle fête ses 10 ans !

CITÉ DU VIN
Du 1er avril au 1er novembre 2026

Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…

A Kazakh Tradition
  • Gratuit
  • En famille

Exposition Fragilités et Résiliences, de Thibault Gerbaldi, au Jardin du Luxembourg

GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg
jusqu'au 19 juillet

Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.