Exposition L'Asie maintenant : l'œil des photographes au Musée national des arts asiatiques Guimet
Musée national des arts asiatiques – Guimet Du 19 octobre 2022 au 23 janvier 2023
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Entre les paravents de la dynastie Choson et les statuettes dorées du musée se dévoilent d’étranges photographies en noir et blanc, images statiques d’une nature en perpétuel mouvement. Des tirages à l’argentique qui portent la signature de Bae Bien-U. Le plus grand artiste coréen de sa génération investit les collections permanentes du musée aux côtés de trois autres artistes contemporains : Anne de Henning, Wifredo Lam et Ram Rahman. La première signe ainsi un conte photographique célébrant les 50 ans de l’indépendance du Bangladesh tandis que Ram Rahman nous transporte dans les rues bouillonnantes de New Delhi. Bae Bien-U préfère quant à lui nous emmener vers le monde sacré de l’Alhambra où la poésie des formes dialogue directement avec la lumière diffuse du soleil d’hiver. L’artiste capture dans ses clichés l’apparition d’une nature sauvage et exaltée, alternant les effets atmosphériques avec d’incandescents jeux de lumières.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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