Les montages fous d'@annehorel exposés gratuitement au Lavoir Numérique
Lavoir Numérique Du 28 janvier au 5 juin 2022
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Depuis une dizaine d'années, Anne Horel utilise les réseaux sociaux comme outil de création. Le lavoir numérique vous propose aujourd'hui de venir découvrir gratuitement ses créations uniques et insolites, véritables réflexions sur l'évolution du milieu artistique.
Et si le web devenait toile ? Si le filtre devenait un pinceau, la story un film et l’émoji une nouvelle forme d’écriture ? Dans un monde où tout le monde s’aime, se suit, s’abonne et se partage, l’artiste @annehorel nous propose une réflexion sur la place de l’art sur les réseaux sociaux. Depuis maintenant 10 ans, Facebook, Twitter, Instagram et autres plateformes sont devenues les terrains de jeux de la créatrice, qui propose des montages colorés, parfois perturbants, déclinant internet sous toutes ses formes. Dans ses productions, IRL (comprendre « In Real Life ») et irréel se mélangent, pour créer des œuvres à l’image d’une culture en constante mutation. De la même manière que le digital s’immisce partout dans nos vies, devenant un métier à part entière, ou faisant de nous des produits publicitaires, smileys et photomontages s’immiscent aux côtés de visages de personnalités célèbres. Des collages à la frontière du surréalisme, qui ne sont pas sans évoquer l’univers de Dalí, ou même de Frida Kahlo. Une réflexion captivante sur la montée en puissance du Social Media Art, et l’importance de l’image à l’heure actuelle. On en parlerait bien sur Instagram !
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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