Exposition L’expérience du paysage à la Fondation Henri Cartier-Bresson
Fondation Henri Cartier-Bresson Du 1er juillet au 25 septembre 2022
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Il est incontestablement « l’œil du siècle ». Henri Cartier-Bresson, armé de son fidèle Leica, a, toute sa vie durant, parcouru le globe cristallisant sur son passage l’image d’un monde en pleine mutation. Le photographe s’est ainsi illustré comme l’un des plus grands témoins du siècle passé en capturant inlassablement l’Homme évolué dans son environnement. Une autre figure, omniprésente dans son œuvre, atteste autrement de sa fascination pour le monde : le paysage. Une présence invisible aujourd’hui mise en lumière à l’occasion d’une splendide exposition orchestrée par la Fondation qui porte son nom, dans un florilège de photographies sélectionnées par l’artiste lui-même peu avant sa disparition. L’institution parisienne nous propose ici une balade longue de 60 ans à travers l’Europe, l’Asie et les États-Unis, balayant les années 30, 40, 50 et 60 avant de terminer sa course en 1999. En résultent des images puissantes, mêlant la composition au respect des proportions, qui traduisent une relation harmonieuse entre les formes du paysage et la présence humaine. Ce sont ici 70 photographies de paysages qui dressent le portrait d’un artiste solitaire et contemplatif, en perpétuel questionnement sur son rapport au monde.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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