Exposition Benjamin Hochart au Drawing Lab : Pulp.e
Drawing Lab Du 14 avril au 6 septembre 2023
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Pulp.e… fiction ? Ici point de gangsters américains, mais un style de narration non-linéaire, une réflexion sur la résurgence de l’imagerie populaire, un intérêt pour son détournement, en somme une histoire construite de toutes pièces. On entre ainsi dans cette exposition comme dans un film. Les images tournées en Super 8 par Benjamin Hochart défilent, dansent, se superposent à ses dessins, sans lien apparent avec les créations, installations et peintures environnantes. L’artiste touche-à-tout rend avant tout ici hommage aux pulps, ces magazines de seconde zone « made in USA », très populaires dans les années 30 et 40 et indissociables du feuilleton d’espionnage, du roman noir ou du récit fantastique d’horreur. Fort de cet héritage, Benjamin Hochart signe cette petite révolution visuelle depuis laquelle le dessinateur cherche à retranscrire un univers proche de l’illustration, indifférent au bon goût, capable de déjouer les valeurs esthétiques de l’art contemporain. Son œuvre dessinée dépasse ainsi le cadre de la feuille de papier pour faire du Drawing Lab le théâtre d’une narration libre, protéiforme, à la fois poétique et politique, questionnant notre rapport à l’image de sa construction à sa transposition dans le monde réel.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.