Plongée dans l'exposition envoûtante d'Ivana Živić à la galerie Boris
Galerie Boris Du 19 mai au 31 juillet 2021
La Galerie Boris vous donne rendez-vous avec l'artiste Ivana Živić pour sa nouvelle exposition.
Déroutantes. Voilà le terme qui qualifie les toiles d’Ivana Živić, artiste serbe née en 1979 à Sarajevo. À la base de son expression artistique, trois mots, qu’elle cite elle-même : femme, eau, espace. Cet ordre établi et jamais enfreint constitue le point de départ de son travail. Malgré leurs couleurs vives où vibre la lumière, ces portraits esquissent un constat beaucoup plus sombre sur l’imaginaire de la peintre. Ainsi, les personnages féminins qui habitent ses tableaux ne sont jamais qu’aperçus, métaphores et miroirs poétiques de qui les regardera. Que représentent ces vastes ondes? La question est soulevée, mais le problème jamais résolu. Toutes flottent, mais aucune ne se noie, comme portées dans un océan incongru qui engloutit les décors palatins qu’il submerge : on reconnaît les stucs et artéfacts du château de Versailles ou du musée du Louvre. Les visages jamais dévoilés de ces silhouettes en habits d’apparat qui tournent toujours le dos à celui qui les regarde laissent planer un doute existentiel qui habite profondément le travail de l’artiste : et si ces visages invisibles étaient le sien? Et s’ils étaient les nôtres?
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Nos photos de l'exposition :
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Si vous souhaitez découvrir les oeuvres de cet artiste en exclusivité avec le galeriste, vous pouvez prendre rendez-vous par téléphone au 01 45 62 33 16
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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