* Exposition Erwin Wurm à la Maison Européenne de la Photographie
Maison Européenne de la Photographie Du 17 juin au 30 septembre 2020
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La sculpture dans tous les sens
Une femme en minijupe qui urine debout, dans un salon, au milieu de convives qui ne remarquent absolument rien. Un « vrai » hot-dog avec un chiot pris en étau entre deux petits pains. Ou encore un homme qui plonge sa tête dans le décolleté d’une femme au beau milieu d’un restaurant. Voilà quelques-unes des photos franchement bizarres que vous pourrez observer à la Maison Européenne de la Photographie dans l’exposition rétrospective consacrée à Erwin Wurm.
Cet artiste autrichien inclassable nourrit depuis les années 1990 une œuvre complexe et conceptuelle, mêlant sculpture, performances, vidéo, dessin et photographie. Sa carrière est retracée ici à travers 200 tirages qui documentent ses performances déjantées, à la fois espiègles, burlesques et absurdes. Ses sculptures hybrides – sculptures performatives, sculptures photographiques, sculptures textuelles, sculptures vidéo et même sculptures « à boire » – interrogent notre relation au corps avec humour et cynisme.
Ses œuvres forment une sorte de journal intime visuel dans lequel l’artiste se met en scène avec dérision. Avec ses « One-Minute Sculptures », il invite même les visiteurs à se transformer en sculptures vivantes en suivant ses instructions. Un, deux, trois : figez-vous !
Erwin Wurm may be the weirdest Austrian contemporary artists. His sculptures mixing photo, performance and video question our relationship to body with humor and derision.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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