Exposition Markus Lüpertz, le faiseur de Dieux au Musée des Beaux-Arts d’Orléans

Musée des Beaux-Arts d'Orléans
Jusqu'au 4 septembre 2022

L’exposition invite à entrer dans la fabrique de l’œuvre de Lüpertz, dans cet univers orphique où les séries de peintures se font pensées préparatoires aux sculptures monumentales de l’artiste.

Faiseur d’images, prince des peintres, Markus Lüpertz est un trait d’union entre les âges de la peinture, dont il a fait dès ses débuts son médium et son sujet. En intervenant à Orléans, dans la ville et au musée des Beaux-Arts d’Orléans dans une confrontation aux collections classiques, il s’inscrit dans la descendance des grands maîtres, chez qui il glane depuis soixante ans la puissance expressive de la forme.
Cette forme, qu’il envisage comme Delacroix tel un hiéroglyphe, le guide depuis son arrivée à Berlin Ouest en 1962. Ses Dithyrambes imposent alors le jeune artiste comme le rénovateur d’une histoire picturale qui s’établit en réaction à la primauté de l’image dans le Pop Art. Pour Lüpertz, comme par la suite pour ses amis Baselitz, Penck et Immendorf, le sujet n’est qu’un prétexte, un motif que le peintre transgresse au profit de la couleur et de sa force émotionnelle. La sculpture, à partir de 1981, complète sa pratique, comme échappée de la toile dans une pulsion créatrice qui anime encore aujourd’hui Lüpertz. La découverte de Maillol lui ouvre alors les portes d’un monde sans barrière entre les arts, où la forme qu’il poursuit de toile en toile, comme « une chaîne qui se perpétue », s’extrait du tableau pour envahir l’espace. Après le décor de scène et plus tard le vitrail, sculpter la matière lui permet d’atteindre une puissance expressive qui est celle des plus grands. « Matisse,Picasso, Degas... Les peintres-sculpteurs appartiennent à une grande tradition française. Et, contrairement aux œuvres des sculpteurs de leur époque, les leurs sont magnifiques », s’enthousiasme-t-il. De même chez Lüpertz, les arts se répondent et se nourrissent.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS D'ORLÉANS
Jusqu’au 4 septembre 2022
1 Rue Fernand Rabier, 45000 Orléans
Plus d'informations ici


Vous aimerez aussi…

Ron Mueck, En Garde, 2023
  • Contemporain
  • Gratuit

Exposition FEAR, Art in the Age of Anxiety, à la galerie Thaddaeus Ropac Pantin

THADDAEUS ROPAC PANTIN
Du 7 novembre 2026 au 6 février 2027

Du 7 novembre 2026 au 6 février 2027, Thaddaeus Ropac Pantin réunit sous le titre FEAR, Art in the Age of Anxiety des artistes que la peur rassemble, de Joseph Beuys à Ron Mueck.

Baya, Femme en robe orange et cheval bleu, vers 1947
  • Contemporain
  • Incontournable

Exposition Singulières, artistes, autodidactes, affranchies, au LaM de Villeneuve-d’Ascq

LAM
Du 3 octobre 2026 au 14 février 2027

Le LaM, à Villeneuve-d’Ascq, réunit du 3 octobre 2026 au 14 février 2027 soixante-dix femmes et plus de trois cents œuvres d’art brut dans Singulières, artistes, autodidactes, affranchies, de Baya à Séraphine Louis.

Étudiante du DN MADE Spectacle du lycée des Coteaux portant sa création
  • Mode

Exposition Chagall Couture au musée national Marc Chagall de Nice

MUSÉE NATIONAL MARC CHAGALL
Du 10 octobre 2026 au 18 janvier 2027, puis du 6 février au 23 mai 2027

Le musée national Marc Chagall, à Nice, expose du 10 octobre 2026 au 23 mai 2027 Chagall Couture : soixante-seize costumes et coiffes créés par les étudiantes du lycée des Coteaux de Cannes d’après l’œuvre peinte et gravée du peintre.

Agnès de Cayeux, SILA, au Grenier à sel d’Avignon
  • Numérique
  • Festival

Biennale des imaginaires numériques Chroniques 2026, Résistances, à Marseille, Aix et Avignon

CHRONIQUES, BIENNALE DES IMAGINAIRES NUMÉRIQUES
Du 24 octobre 2026 au 17 janvier 2027

Du 24 octobre 2026 au 17 janvier 2027, la cinquième Biennale des imaginaires numériques Chroniques déploie treize expositions dans sept villes, de Marseille à Avignon, autour d’un mot : résistances.