Exposition Avant l'orage à la Bourse de Commerce : nos images de cette mobilisation collective
Bourse de Commerce Du 8 février au 18 septembre 2023
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Face au dérèglement climatique, une quinzaine d’artistes conscients de l’obsolescence programmée de notre humanité se mobilisent dans l’urgence du présent, avant que l’orage n’éclate et n’éradique tout sur son passage. De potentiels rescapés du grand naufrage imaginent ainsi ensemble ou séparément une alternative au monde réel, en préfigurant de nouveaux écosystèmes en mutations, des micro-territoires en gestation et une série de temporalités fugitives et contradictoires où l’Homme n’a plus sa place.
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La Bourse de Commerce devient le temps d’une exposition prophétique une ronde désynchronisée du temps, durant laquelle Diana Thater nous fait pénétrer dans un paysage irradié, sorte de théâtre apocalyptique déserté par nos semblables, tandis que Donna Haraway envisage l’avenir féministe à travers les yeux d’un cyborg. Pierre Huyghe restitue quant à lui le monde tel qu’il est vécu par les non-humains, des insectes aux chiens. En réponse aux œuvres eschatologiques présentes dans l’exposition, l’artiste danois Danh Vō signe dans la Rotonde une installation inédite parsemée de troncs d’arbres déracinés et de branches cassées, comme la métaphore d’une société délabrée.
après 16h pour les porteurs de la carte Super Cercle
Gratuit
nocturnes du premier samedi du mois
Accès
Métro
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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